Bien-être au travail : la Happytech, un collectif au service des ambitions de la France

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Le Président de la République et les plus hautes instances politiques françaises ont affirmé leur volonté de faire de la France le leader mondial du bien-être au travail. Derrière cette ambition, le bien-être au travail est encore méconnu au sein des entreprises. Un collectif, la Happytech, vient d’être créé et compte promouvoir ses bienfaits. Samuel Metias, CEO de Comeet et fondateur de la HappyTech, nous en dit plus.

La Happytech : l’envie de fédérer les bonnes volontés

La réflexion de l’apport de l’innovation technologique au bien-être au travail constitue le socle de la Happytech. Il est primordial de savoir d’où est née l’association pour la comprendre. Ce qui oriente son ADN, c’est une idée de l’équipe de Comeet de fédérer d’autres start-ups qu’elle rencontrait durant des évènements et qui présentaient aussi des solutions sur le bien-être au travail sur des pans parfois concurrents mais le plus souvent complémentaires. Nous nous posions tous des questions en rapport avec le bien-être au travail : comment le mesure-t-on ? Comment détecter le mal être ? Comment corriger un poste de travail ou du matériel grâce à la technologie afin qu’il soit plus ergonomique ?

Nous constations que nos entreprises proposaient un vrai panel de solutions en faveur du bien-être au travail, mais chacune portait seule ce sujet et restait isolée ce qui diminuait l’impact de nos messages. Une situation regrettable qui nous a convaincu de la nécessité, pour toucher davantage d’entreprises, d’organisations et d’institutions, de nous regrouper au sein d’un collectif pour mieux porter nos convictions en proposant aux décideurs convaincus, intéressés voire seulement curieux, des solutions éprouvées et de qualité améliorant le bien-être au travail de leurs collaborateurs.

Une centaine d’entreprises concernées en France

Ce collectif, devenu la HappyTech, souhaite réunir les entrepreneurs, startups, investisseurs, Chief Happiness Officers et responsables fonctionnels qui œuvrent au quotidien pour faire de l’Entreprise un lieu où chacun peut s’épanouir et se développer. Happy pour le bien-être et tech pour la technologie car l’un ne va pas sans l’autre. Notre but n’est pas de concurrencer les coachs, de devenir un think tank ou d’être un organisateur d’événementiels, mais d’être une boîte à outils de solutions concrètes et mises à disposition de celles et ceux qui veulent mettre du bien-être au travail dans les entreprises. Le collectif HappyTech a déjà été rejoint par une quinzaine de start-ups, des associations comme La Fabrique Spinoza, le Lab RH, Widsom, des entreprises comme Nexity Conseils & Transactions ou encore le Medef et la CGT. HappyTech espère attirer toutes les startups du secteur (une centaine en France) d’ici à la fin de 2018 et porter à 3 millions le nombre d’actifs qui bénéficient de leurs solutions.

Le collectif a organisé son premier évènement en juin dernier, un meetup qui a dépassé nos espérances avec une quinzaine de start-ups et plus d’une centaine de personnes présentes. Du coup, la Happytech est devenue une association à but non lucratif dont les statuts ont été déposés en septembre de cette année. C’est aussi une marque déposée garantissant un label car la Happytech labélise aussi les solutions qu’elle porte, elles outillent les décideurs quel que soit leur niveau. Ce label pouvant n’être apposé uniquement que sur les solutions approuvées par l’association.

Promouvoir avant tout des solutions technologiques pragmatiques

On peut s’attaquer au bien-être en entreprise de trois manières : l’environnement au travail, les avantages sociaux et les outils digitaux. Si vous parlez d’outils digitaux à des commerciaux, la majorité d’entre eux va en citer un destiné au CRM. Mais les outils pour favoriser le bien-être au travail sont encore très mal connus. Si certains responsables au sein de leur entreprise souhaitent passer de la simple posture à des premières actions concrètes, leur bonne volonté risque de ne pas suffire pour pérenniser leurs premières initiatives, pire elles risquent de s’arrêter immédiatement après leur départ. Pour inscrire le bien-être au travail dans le long terme, les solutions technologiques doivent répondre à des objectifs progressifs et surtout mesurables qui permettent d’en apprécier les bienfaits pour les collaborateurs et les bénéfices pour l’entreprise.

Il existe plusieurs types de services comme ceux autour de l’IA qui cartographie les affinités entre individus ou les objets connectés comme cette souris qui mesure le stress au travail et propose des exercices et fournit des recommandations. La mesure est une vaste question car comment mesurer le bonheur qui est une notion subjective et propre à chaque individu en plus d’être variable dans le temps ? Là encore, les réponses doivent être avant tout pragmatiques et l’on note que des réflexions sur le bien-être au travail et les moyens pour y parvenir sont peu à peu lancées à travers toute l’industrie, des fabricants de matériel jusqu’aux directions générales.

La « happy technologie », cette alliée de la performance économique

Mais s’il est un sujet en rapport avec le bien-être au travail qui demeure méconnu, c’est celui en rapport avec l’économie. Il joue sur le taux d’absentéisme, sur la fidélité des salariés, la baisse du turnover et sur la productivité. Un collaborateur heureux dans son entreprise, travaille plus vite, mieux et plus longtemps. Les différentes études parlent d’un gain de productivité grimpant jusqu’à 30%.

Prenons une belle PME de 500 salariés en France où le salaire annuel moyen est de 27K€. Multipliez ce montant par le nombre de salariés, réduisez le nombre de jours d’absence non désirés de trois jours, diminuez le taux de turn-over de seulement 2%, et gagnez simplement 5% de productivité, vous dégagez une économie sur un an de plus d’un million d’euros pour cette entreprise ! Le potentiel du bien-être au travail en matière d’économies pour les entreprises est incroyablement élevé.

Encore très peu connue et valorisée dans les entreprises, la « happy technologie » va permettre de mettre en avant ce gisement d’économie qui place l’humain et sa valeur au cœur des logiciels des entreprises redevenant une richesse et plus seulement une variable d’ajustement. Ce processus est un bienfait à la fois pour les collaborateurs et les entreprises. L’enjeu est tout à la fois social et industriel et c’est pourquoi aujourd’hui, les CE de plus en plus d’entreprises, dont beaucoup dans des grands groupes, s’intéressent aux solutions des membres de la Happytech. Bon pour les collaborateurs, bon pour l’image positive qu’il véhicule, bon pour les performances économiques des entreprises, le bien-être au travail est un sujet dont s’emparent les directions générales pour le plus grand bonheur des différents services dont les RH qui jusqu’à présent se sentaient bien seuls lorsqu’il leur fallait débloquer un budget pour le « cadre de vie ».

La France a tout pour devenir le leader mondial du bien-être au travail. Nous bénéficions d’un terreau social riche en innovations (congés payés, médecine du travail.) et de l’art de vivre à la française qui favorise l’équilibre entre le plaisir et le travail pour que le bien-être au travail ne soit plus un sujet de discussion mais un état de fait naturel.

Retrouvez la présentation de Comeet par Samuel Metias : Consolider les communautés grâce à la technologie

Article : « Le bien-être au travail, plus qu’une bonne résolution est un véritable enjeu économique » 

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