France Barter, le réseau d’affaire avec son propre modèle transactionnel : l’échanges inter-entreprises

France Barter est un réseau d’échanges inter-entreprises pour les entreprises de toutes tailles. Il leur permet de financer leurs achats sans utiliser leur trésorerie mais directement en échange de leur production via un système de compensation.

Créée en Septembre 2014 sous forme de SCIC, France Barter a débuté avec à peine 100 entreprises membres/ sociétaires plutôt des profils TPE et PME et certains artisans.

Dans l’idée de créer un service innovant d’inclusion économique, France Barter est un outil réalisé par des entrepreneurs pour les entrepreneurs touchés par la conjoncture économique et qui se heurtent aux problèmes suivants : difficultés de trésorerie, retard de paiement, isolement, actifs sous-utilisés et/ou inutilisés, raréfaction des financements, difficultés à trouver de nouveaux clients.

La solution de France Barter consiste à proposer un mode de commerce alternatif permettant à une entreprise d’accéder à un réseau commercial dynamique sur lequel elle va pouvoir en toute confiance trouver un nouveau canal de vente, valoriser ses actifs disponibles et accéder à des prestations sans sortie de trésorerie.

Quelle est l’offre de votre société, son activité ?

L’échange inter-entreprises est un mode de financement innovant. Grâce à lui, une entreprise peut utiliser ses actifs disponibles comme mode de paiement.
Directement inscrit dans l’économie collaborative, le barter (ou bartering, échange de marchandises entre entreprises) fournit aux entreprises une possibilité supplémentaire de se développer en trouvant de nouveaux clients sur un réseau d’affaires et de financer réciproquement des dépenses courantes ou des investissements.

Les échanges entre toutes les entreprises du réseau Barter s’effectuent grâce à une unité de compte interne au réseau le Crédit Barter (sur la base d’1 Barter égal à 1 euro). Les transactions se réalisent par des comptes Barter qui sont crédités leurs des ventes et débités lors des achats.

Les animateurs du réseau définissent avec les membres leur capacité à acheter (et être en solde barter négatif) en fonction du volume de ventes attendues sur le réseau, l’idée étant constamment d’équilibrer les achats par des ventes.
En fonction de son activité, l’entreprise inscrite peut fonctionner avec un compte Barter débiteur pendant une période pouvant aller jusqu’à 2 ans au cours desquels elle sera tenue de réaliser à son tour des ventes à des membres du réseau afin de rééquilibrer son compte Barter.
L’intérêt pour ces entreprises est de bénéficier de produits ou services achetés sans contrepartie immédiate, ni frais prélevés.

Comment s’inscrit votre société dans son marché et comment se différencie-t-elle ?

France Barter a fait un choix de stratégie « Blue ocean strategy »[1] pour mettre en place ce mode de commerce alternatif. La concurrence, peu active depuis 2013, est en train de se positionner sur ce service. Ainsi, plusieurs plateformes et réseaux sociaux d’entreprises, parfois payants, émergent pour tenter de proposer des mises en relation entre entreprises. Certains sont plus généralistes tandis que d’autres sont plus axés sur l’échange à proprement parlé.

Ces concurrents n’ont pas de plateforme online, ne travaillent pas les petites et moyennes entreprises, sont focalisées sur les grands comptes et loin d’être généralistes sont axés à 90% sur les groupes médias. Leur modèle barter n’intègre pas une unité de compte car ils achètent des produits et ils les revendent en compensation, ils récupèrent en bout de chaine des stocks qu’ils vendent à des déstockeurs sur le réseau.

France barter se différencie en proposant une plateforme destinée aux entreprises de toutes tailles et tous secteurs d’activités, mais aussi via l’élaboration de l’unité de compte Barter qui démultiplie les possibilités d’échanges entre les entreprises qui peuvent ainsi faire des échanges multilatéraux (acheter à une entreprise A et vendre à une entreprise B).

Le système WIR est le système le plus abouti de Barter avec un réseau de 60 000 entreprises adhérentes dans ce pays voisin qu’est la Suisse.

Le Barter n’est pas une crypto-monnaie, son utilisation est bien plus sécurisée car il repose sur l’enregistrement comptable de factures de ventes et d’achats par compensation entre les membres bien identifiés

Quelle est la relation de votre société avec l’Observatoire COM MEDIA et la nouvelle plateforme d’innovation et de co-création ?

De nombreux membres du réseau France Barter sont intéressés par des prestations de communication au sens large (web, réseaux sociaux, impression, achats d’espaces media…)

Assez naturellement nous avons entendu parler de l’Observatoire par d’autres start-ups de la communication, notamment So-buzz, et depuis plusieurs années nous participons activement à de nombreuses rencontres et carrefour d’innovation ! Toujours ponctuées de belles rencontres.

A noter que aujourd’hui le réseau France Barter compte plus de 1600 entreprises membres parmi lesquelles de nombreuses cherchent des services de communication (impression, relations presse, achats d’espace, e-mailing, community management, référencement…) et souhaitent financer ces prestations en barter.

France Barter, découvrez la marketplace BtoB

[1] Théorie expliquant que la forte croissance et les profits élevés que peuvent générer une entreprise se font en créant une nouvelle demande dans un espace stratégique non contesté


Lien vers le site de France Barter : https://www.francebarter.coop/

France Barter est présent sur la plateforme innovation de l’Observatoire COM MEDIA : https://obscommedia.ecdys.fr/#/departments/278

Retrouvez les autres témoignages sur le blog de l’Observatoire COM MEDIA : http://obs-commedia.com/actu/cat/interview/

About the Author

L’Observatoire COM MEDIA regroupe, depuis 2008, près de 300 acteurs de la filière de la communication (annonceurs, prestataires et institutionnels). L’association a matérialisé son positionnement autour des enjeux de la nouvelle économie de la communication. Les travaux réalisés portent sur le décloisonnement des métiers/secteurs, sur la structuration de la filière (constituée de 41 000 entreprises réparties en 19 secteurs d’activité) et sur l’accélération du business des entreprises par leur mise en relation entre les acteurs à travers des événements, des groupes de travail et des plateformes numériques.

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