Intrapreneuriat : événement « Entreprises : Missions et Raisons d’être » le 14 mai

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Virginie Coll à l'événement

L’événement « Entreprises : missions et raisons d’être » se déroulera le 14 mai 2019 à partir de 8h30 au Lemnys du Groupe La Poste (9 rue du Colonel Pierre Avia, 75015 Paris).

Virginie Coll participe au groupe de travail RSE de l’Observatoire COM MEDIA et contribue à porter les valeurs de l’association. Elle nous livre aujourd’hui une réflexion sur l’intrapreneuriat, levier de l’entreprise à mission.

Donner aux entreprises les moyens d’innover, de grandir et de créer des emplois, telle est l’ambition de la Loi PACTE qui vient d’être adoptée au parlement. L’une des mesures emblématiques est l’article 61 de la loi Pacte qui permettra la création d’entreprises à mission. Une entreprise à mission ouvre la possibilité de préciser la raison d’être de la société. Elle met sa performance économique au service d’une mission sociale, sociétale, environnementale ou scientifique définie dans son objet social et opposable par ses parties prenantes et consacre la notion d’intérêt social.

La mission d’une entreprise émane du collectif

Par essence, cette mission ne peut s’incarner que collectivement et doit être portée par chacun des membres de l’entreprise. Elle n’émerge que grâce à l’intelligence collective, l’entreprise ne pouvant déclarer en top down quelle serait la mission à laquelle elle souhaite contribuer. Pour se faire, il y a un besoin de libérer les énergies internes et le potentiel des collaborateurs. C’est dans ce contexte que l’intrapreneuriat prend tout son sens et me semble être un formidable levier pour alimenter cette mission.

Rappelons que l’intrapreneuriat donne la possibilité aux salariés d’identifier de nouveaux relais de croissance et de développer leurs idées en un produit fini rentable pour leur entreprise grâce à une prise de risque et à une innovation assertive (Pinchot, 1978). Ce type de dispositif permet d’expérimenter de nouveaux modes de travail et méthodologies, centrés sur l’effectuation, et de nouveaux modes de management (collaboratif, aplati, etc.) qui peuvent être ensuite déployés à grande échelle, ce qui permet in fine de transformer l’entreprise de l’intérieur. Instiller cette dynamique intrapreneuriale encourage tous les collaborateurs à être plus engagés dans la stratégie de l’entreprise et à œuvrer pour elle. Et, la dernière étude du cabinet Deloitte atteste de son intérêt grandissant côté salariés : 74% des participants à l’enquête souhaitent commencer la démarche d’intrapreneur d’ici les trois prochaines années.

Avec l’intrapreneuriat : activer les talents et rassembler les énergies

Or,  une entreprise à mission ne tient pas s’il n’y a pas un alignement entre la mission qu’elle veut mettre en œuvre et la posture de chacun de ses membres qui vont représenter et porter cette mission. D’où l’impérieuse nécessité dans un projet d’entreprise à mission d’embarquer tout le monde pour que chacun puisse en être acteur. C’est ce que semble proposer l’intrapreneuriat : plus de mobilisation et d’engagement, plus de développement et d’épanouissement, plus d’agilité et d’adaptation et surtout un formidable challenge à relever pour son entreprise. Il agit à la fois sur la dimension collective, en favorisant l’intelligence collective et le codéveloppement et sur la dimension individuelle, en activant les talents et en créant les conditions favorables à la mise en mouvement de chacun.

Au-delà du rôle de l’entreprise, l’entreprise à mission introduit une autre façon de penser l’entreprise et le travail. Tout l’enjeu au fond est d’activer les bons leviers pour contribuer à l’éveil des sens et remettre du sens au cœur de l’action. Pour renouer avec les attentes et besoins de ses collaborateurs, l’entreprise doit sortir de son rôle traditionnel pour redessiner le statut de salariés et inventer le travail de demain : un travail qui aligne valeurs individuelles, valeurs collectives et missions de l’entreprise soit tous les bénéfices de l’intrapreneuriat. A elle d’être un lieu d’expérimentation pour imaginer ces dispositifs taillés sur mesure car comme l’écrit Peter Druker « La raison d’être d’une organisation  est de permettre à des gens ordinaires de faire des choses extraordinaires ». La France est déjà un pays d’entrepreneurs, œuvrons également collectivement pour en faire un pays d’intrapreneurs et in fine développer l’entreprise à mission.

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A L’EVENEMENT DU 14 MAI : « ENTREPRISE : MISSIONS ET RAISONS D’ÊTRE »

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