Patricia Boillaud, Directrice Direccte 92, interviendra au cours de la table ronde « Transformation des métiers et des compétences » durant la 5e édition des Chemins de l’Innovation le mardi 9 juillet 2019.

Dans les prochaines années, diverses études montrent que des emplois vont disparaitre (15 % des métiers), d’autres vont émerger, d’autres évoluer fortement avec les nouvelles technologies notamment de la Data, de l’intelligence artificielle, de la robotisation.

Evolution des métiers qui aussi nécessitent quelquefois moins de compétences purement techniques mais plus de compétences transverses, de travail en équipe : soft skills…

D’où des difficultés de recrutement dans certains domaines, pas de solution miracle pour y répondre si ce n’est d’analyser les causes des difficultés et de s’organiser pour les surmonter.

La norme du recruteur reste le diplôme, qui permet de recruter « entre soi » mais qui a des limites et notamment la rareté des compétences et l’absence de diversité dans les profils. Or la diversité est une source de richesse.

Il ne faut donc plus seulement parler de diplôme qui enferme dans un cadre scolaire pour aller vers un langage commun de  recrutement et donc de travailler sur les compétences recherchées.

Donc innover aujourd’hui dans le recrutement c’est explorer le champ des compétences offertes par la main d’œuvre disponible, en acceptant de ne pas s’appuyer que sur le diplôme et en prenant le risque de rencontrer des personnes différentes mais complémentaire avec l’idée d’avoir une tête « bien faite » capable de s’adapter à l’équipe et aux évolutions pas toujours connues des fonctions, missions, métiers….

Le recrutement par les compétences permet d’examiner la capacité d’un candidat à s’adapter à de nouveaux contextes de travail et à combler ses lacunes par un apprentissage permanent.  Il s’agit aussi de susciter les aptitudes du candidat à l’évocation de situations particulièrement représenta­tives du métier ciblé (appelées « situations clés »). Elle permet d’identifier la capacité du candidat à apprendre et à se projeter dans une situation clé d’un poste de travail.

Pour prendre un risque mesuré, mais tester quand même et donc innover dans ses pratiques, il faut croire/expérimenter la rencontre et utiliser les mesures permettant de la réaliser de façon encadrée et avec une prise de risque limitée : accueil de personnes en stage PMSMP, alternance mais aussi ouvrir les entreprises aux prescripteurs ( on parle mieux de ce qu’on connait et de qu’on apprécie), travail en lien avec des structures spécialisées dans l’accompagnement et qui foisonne.

On peut ainsi mieux expliquer, mieux orienter et in fine adapter les compétences non seulement au moment du recrutement mais tout au long de la vie professionnelle.

Patricia BOILLAUD  Responsable de l’unité départementale des Hauts-de-Seine à la Direction régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi d’Ile-de-France, Directrice adjointe de l’unité régionale depuis décembre 2015

Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble en 1984.

Elle a commencé sa carrière dans les Ardennes en janvier 1986, la région est alors en pleine crise de la métallurgie et de la sidérurgie. Tour à tour chef de service de l’inspection du travail agricole puis directrice adjointe chargée des politiques d’emploi de Haute-Loire, directrice de l’Unité Territoriale de l’Allier, directrice régionale déléguée de DRTEFP puis chef du pôle Travail à la Direccte d’Auvergne, elle connait bien les problématiques du travail, de l’emploi et de la formation.

Elle s’investit pour une déclinaison pragmatique et efficace des politiques publiques d’emploi et d’insertion professionnelle.


Retrouvez Patricia Boillaud et les autres intervenants
durant la 5e édition des « Chemins de l’Innovation » le 9 juillet prochain.

Programme : http://obs-commedia.com/event/

et inscription : https://www.lyyti.fi/reg/chemins_de_linnovation_5


 

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