Médias et public : les cartes sont complètement rebattues

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En France, les médias connaissent de profonds bouleversements avec une révolution numérique et voient les plateformes de diffusion de programme se multiplier. Parallèlement, les publics se diversifient et sont demandeurs de programmes adaptés à leurs goûts et leurs centres d’intérêts mais aussi accessibles à volonté. Nous avons rédigé cet article sur le monde des médias avec l’aide de Sanjay d’Humières, CEO de RTCX.

Les publics sont toujours sensibles à la qualité des programmes

Pour résister au rouleau compresseur des plateformes de streaming, les chaînes historiques, qu’elles soient privées ou du service public, doivent investir davantage dans la création de contenus originaux et proposer des solutions concurrentes à la fois accessibles et attrayantes commercialement. On assiste déjà à des stratégies de regroupement des chaînes pour monter des projets d’émission plus ambitieux. Parallèlement, la TV 4 écrans (TV, ordinateur, smartphone et tablette) monte en puissance pour répondre aux attentes de téléspectateurs toujours plus connectés et souhaitant pouvoir regarder les programmes de télévision comme ils l’entendent. En France notamment, regarder des programmes de télévision sur les écrans internet est une pratique qui se généralise et rajoute une audience non négligeable pour certains contenus, comme des fictions ciblées ou des divertissements dédiés aux jeunes adultes. Quant au sport, roi de la consommation TV en live, il est toujours une source performante aux taux d’audience toujours aussi élevée et attire aussi un public de catch-uppers.

Relancer le cercle vertueux de l’audience et des recettes publicitaires

Dès lors, il est possible de penser que des investissements accrus dans des nouveaux contenus pourraient inciter des téléspectateurs à s’y intéresser. D’ailleurs, même pour des thématiques difficiles avec des acteurs de très haut calibre et des moyens en conséquence, les programmes dits de qualité rencontrent très souvent leur public. Lorsque l’audience est au rendez-vous,  les recettes publicitaires des chaînes s’accroissent grâce aux annonceurs attirés par davantage de visibilité. Ce cercle vertueux, les chaînes n’en perçoivent pas toujours la pertinence ou ne parviennent pas à trouver les moyens de le réamorcer. Pourtant, cette dite qualité est un levier commercial qui met un terme à cette hémorragie de l’audience dont souffrent toutes les grandes chaînes. Cependant, faut-il encore savoir ce que souhaitent les téléspectateurs qui se décomposent en publics très variés selon leur âge, leur catégorie socio-professionnelle, leur centre d’intérêt voire leur mode de consommation des médias. Les programmes généralistes rassemblant toute la famille devant un seul écran semblent en passe de disparaître au profit de programmes de niche très ciblés.

L’heure est aux grandes alliances pour concentrer les ressources

Dans le paysage audiovisuel français, il y a de la place pour tout le monde à condition que ses acteurs se concentrent sur leurs propres points forts. Ce n’est pas au service public par exemple d’imiter le privé et vice versa. Il est vrai aussi que l’arrivée de la TNT en 2005 a bouleversé le monde des médias. La multiplication du nombre de chaînes a paradoxalement pu donner l’impression d’appauvrir l’offre et de diluer les ressources. Désormais lorsqu’une chaîne de la TNT se satisfait d’une audience supérieure à un million de téléspectateurs, une chaîne traditionnelle se contente de cinq millions mais c’est un faible score au regard des résultats qu’elle réalisait auparavant.

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