CES 2017, à la découverte des tendances qui émergent

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Stéphane Pierre (fondateur et DG de GOCAD société adhérente à l’Observatoire COMMEDIA)  partage ses impressions, ses analyses et ses découvertes durant ses deux journées passées au CES de Las-Vegas.

Visite de la Tech East : les start-ups françaises en force

Le plus grand salon high-tech grand public a ouvert ses portes ce jeudi à Las Vegas (Nevada, ouest des Etats-Unis) pour sa 50ème édition. A la démesure de nos amis américains, le CES (Consumer Technology Association) compte plus de 3500 exposants qui viennent y présenter leurs innovations et prototypes. 20 000 nouveaux produits y seront présentés durant ces 4 jours d’événements et 170 000 visiteurs sont attendus. Le CES est sans aucun doute le rendez-vous incontournable de l’industrie High Tech.

L’ensemble du salon se répartit sur 3 grands pôles (Tech East, Tech West,Tech South) regroupant notamment les smart énergies, objets connectés et wearable technologies,  ainsi que de nombreux autres départements tels que la santé, la mobilité  et bien d’autres encore.

Cette année, les entreprises françaises sont venues nombreuses au CES sous la bannière de la French Tech. La France représente la 3ème présence mondiale au CES avec 275 entreprises et structures exposantes, après les Etats-Unis avec 1 713 entreprises et la Chine 1 307 entreprises.

francois-fillon-sur-le-stand-de-wethingsParmi ces entreprises françaises présentes, se trouve une grande majorité de start-ups. 233 ont été recensées, dont 178 dans l’Eureka Park. Elles y constituent la deuxième délégation mondiale de l’Eureka Park avec 32% des start-ups (Juste derrière les Etats-Unis (203 start-ups)  et loin devant Israël, la Corée du Sud ou encore la Chine).

Ces start-ups étaient « brandées » par des grands groupes français tels que La Poste, Crédit Agricole ou Engie au sein de villages portant  leurs  bannières.

La Poste par exemple, accompagne des start-ups sélectionnées pour s’afficher sur son stand. Cette démarche, selon La Poste s’inscrit dans une stratégie de diversification lancée autour des objets connectés. La Poste  a su fédérer ainsi tout un écosystème autour de son Hub numérique qui est composé de grands groupes et de 127 start-ups réunies grâce au programme French IoT.

Le « Village by CA », incubateur du Crédit Agricole, met en scène de son côté une sélection de 6  start-ups en lien avec ses partenaires.

L’émergence de l’Humain Augmenté

L’Humain Augmenté semble être au cœur de l’innovation de demain. Quel que soit le domaine visé (sport, santé ou loisirs), de nombreux objets associés à des applications font leur apparition. On notera notamment l’entrée remarquée  d’équipementiers qui mettent  à profit cette technologie pour accompagner, informer et améliorer les performances des sportifs comme des simples consumers. En effet, la création de ce type de technologie va permettre à terme de nouer un lien intrinsèque avec notre corps, d’apprendre à le connaître et à travers lui d’adapter nos habitudes afin d’augmenter ses performances.

L’ensemble des données produites puis collectées sera analysée via l’extension de l’application et permettra à chacun d’améliorer son mode de vie.

On trouve ici une notion importante qui est celle de l’interaction entre l’homme et l’objet qui a pour but de générer un changement de comportement volontaire chez l’être humain. Elle amène à une prise de conscience et par ce biais peut faire émerger une nouvelle appréhension du corps, de son environnement mais aussi de son quotidien.

nos-stands-francaisL’objet autonome fait également forte impression ; de nombreuses start-ups, notamment françaises, se sont jetées dans l’aventure. Ces objets jouent un rôle nouveau et nous accompagnent désormais pour nous libérer de nos contraintes quotidiennes, qui, une fois additionnées, représentent un important investissement en temps et en moyens.

Grâce à des capteurs de toutes sortes (température, détecteurs de mouvements, etc.…), des fonctionnalités de nos téléphones (maps, alertes, notifications), des applications que nous utilisons,  toutes ces  données sont traitées  en temps réel, pour ensuite nous apporter différentes informations censées faciliter notre vie personnelle et professionnelle. Toutes ces innovations, le commerce connecté, la smart home et la smart city, les smart facilities aux entreprises et l’e-santé convergent vers un seul but : donner vie à des objets ou des services concrets. Cette interaction homme-machine formera dans un avenir très proche un écosystème intrinsèquement lié et connecté.

Le développement et l’apparition de ce monde connecté nous amènera à nous poser des questions relatives à notre vie privée. Qu’adviendra-t-il de l’ensemble de ces données générées et collectées ? Nos smartphones, pour peu que l’on adopte radicalement ce mode de vie, abriteront une fourmilière d’applications diverses nous fournissant des informations sur tous types d’activités. Question qui se pose : comment regrouper et synthétiser au mieux ces informations pour les rendre facilement accessibles et clairement compréhensibles aux utilisateurs et donc exploitables ?

Quelques liens à découvrir parmi tant de disponibles.

http://www.futura-sciences.com/tech/actualites/technologie-french-tech-arrive-force-ces-2017-decouvrez-5-produits-innovants-56734/

http://www.lemonde.fr/pixels/visuel/2017/01/07/ces-2017-la-french-touch-a-las-vegas_5059264_4408996.html

http://www.01net.com/actualite/ces-las-vegas/

http://www.lesnumeriques.com/salon/ces-consumer-electronics-show-e1407.html

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