[AMBASSADEUR] « Innover : une pensée différente, savoir perdre son temps » par Alexandre Pereira

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L’Observatoire COM MEDIA tenait à remercier son ambassadeur de marque, Alexandre Pereira, qui nous livre un sujet de réflexion sur l’innovation.

« Depuis la fin des années 90, les marchés sont soumis à une forte pression. L’atteinte de la rentabilité est devenu une quête du Saint Graal pour les petites entreprises et la concurrence pousse les acteurs plus solides à une réactivité quasi-instantanée. 

C’est à la suite de ces changements que l’utilisation du mot “innovation” a pris toute son importance. Les entreprises ont du changer leur modèle de pensée, leur façon de concevoir leur commercialisation et business model. 

Des entrepreneurs ont commencé à représenter les portes drapeaux de ce nouveau mindset. Les gens y verront des noms du périmètre informatique, mais ce n’est pas totalement vrai. Richard Branson est un bon contre exemple de l’entrepreneur idéaliste, qui dès les années 60-70 a su mettre en avant un modèle que l’on qualifiera de disruptif, mot devenu à la mode ces dernières années avec le boom des startups. 

Ce modèle prône une nouvelle façon de réfléchir à l’avenir de sa société via une prise de risque au retour sur investissement “quitte ou double”. Google en est l’archétype absolu. Avec  leur laboratoire de recherche (Google X) et leurs cellules de développement dédiées à des projets dont l’avenir est incertain. L’idée dans ce nouveau modèle est de créer le plus de projets pilotes, simples et rapide à produire de façon à innover le plus rapidement possible. Des sociétés comme celles de Larry Page et Sergey Brin font le pari du succès rapide d’une pousse parmi de nombreux essais, sans peur de l’échec, sans peur de la perte de temps et de ressources, grâce notamment à la rapidité exécution que permettent les nouvelles technologies.

Mais cette mentalité peut également s’appliquer à des domaines issus d’industries plus traditionnelles, comme le démontre en ce moment le serial entrepreneur Elon Musk. Après avoir fait fortune dans le web (Paypal, Ebay), ce passioné de l’innovation décide de se lancer dans des projets de plus grande envergure dans l’aérospatial, le transport et l’automobile. Avec l’ambition de casser les codes, le patron de Space X et Tesla Motors s’affiche comme un visionnaire à la créativité infinie et sans limite. Certains analystes financiers l’admettent, personne n’aurait investi dans une firme de voitures de luxe électriques à cause des complications de mises en œuvres dont ce marché est victime mais également à cause de la puissance de la concurrence, trop dangereuse au goût des capitaux étroitement impactés par les pressions de la finance traditionnelle sur ce type d’innovation.

Tous ces entrepreneurs démontrent une nouvelle façon de concevoir l’économie et la productivité. Dans un monde où précédemment nous nous efforcions d’améliorer la gestion des ressources afin de parfaire un produit pendant une longue procédure d’étude, production, homologation, mise en place, ces nouvelles sociétés à haute valeur ajoutée se permettent de perdre du temps pour pouvoir essayer le plus de prototypes possibles et de les confronter directement au marché. La course à l’innovation restructure les entreprises jusqu’à impacter les workflows de travail les plus basiques au sein de leurs sociétés, et des exemples comme ceux-ci démontrent que le risque pris est souvent payant sur le long terme. »

Innover : une pensée différente, savoir perdre du temps 
Par Alexandre Pereira
@alxndr_pereira

 

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