#1000emplois1000entreprises, un sourcing de candidats qui fait la différence

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Maury Imprimeur est un acteur majeur sur le bassin d’emploi du Loiret et dans le domaine de l’imprimerie. Le groupe compte plus de 1200 collaborateurs sur l’ensemble de ses sept sites. Jean-Paul Maury, son président, a décidé de faire appel au dispositif 1000emplois/1000entreprises pour recruter un commercial. Il tire un premier bilan presque deux mois après le début de la phase d’intégration d’une nouvelle collaboratrice.

Comment avez-vous découvert le dispositif 1000emplois/1000entreprises ?

C’est au cours d’une conférence donnée par l’Observatoire COM MEDIA que j’ai entendu parler la première fois du dispositif 1000emplois/1000entreprises.  Après une rencontre avec Dominique Scalia, président de l’association, nous avons décidé de tenter l’expérience.

Dans quel contexte avez-vous fait appel au dispositif 1000emplois/1000entreprises ?

Après que nous ayons exprimé nos besoins, l’équipe Pôle emploi a trouvé une nouvelle collaboratrice qui nous a rejoint il y a presque deux mois.

Je dois bien avouer que j’avais une opinion assez mitigée sur les actions menées par Pôle emploi car les agences locales ne parvenaient pas à nous proposer des personnes adaptées à nos métiers.

Nous avions énormément de mal à satisfaire cette offre de poste de commercial en imprimerie. Il s’agit là d’une fonction qui n’est pas évidente car elle consiste le plus souvent à vendre de la technicité avec habilité sans pouvoir bénéficier d’un catalogue de produits avec des prix arrêtés et des tarifs par quantités. Le collaborateur doit être attentif et comprendre un process, avoir des notions sur le papier, le routage, la fabrication globale. Il lui faut également avoir un sens commercial, faire preuve de pugnacité, d’organisation, et de répondant

Quels sont les enjeux du recrutement ?

La dame que nous avons intégrée n’a pas beaucoup d’expérience de nos métiers mais nous a semblé doté d’un excellent état d’esprit. On a détecté chez elle de bonnes prédispositions et l’envie de travailler et d’avancer.

Nous savons pertinemment que les professionnels en parfaite adéquation avec nos activités sont déjà en poste et nous ne voulons pas les débaucher. Bien entendu, on ne peut pas monter une équipe de commerciaux qu’à partir de personnes à former mais on peut se permettre sur une dizaine de collaborateurs d’en former trois ou quatre.

Dans l’embauche de toutes les façons, il faut accepter la part de risque et l’inattendu. Je pense avoir recruté plus de 1500 personnes et j’ai connu autant d’échecs que de réussites. C’est un fait qu’il faut accepter.

En quoi ce dispositif 1000emplois/1000entreprises se démarque-t-il ?

La période d’intégration de 4 mois fait la différence car elle est une aide sérieuse autant pour le candidat que pour l’entreprise. Je ne suis pas certain que sans cela j’aurais accepté d’intégrer cette nouvelle collaboratrice. C’est un déclic car ce temps pris en charge par Pôle emploi va nous permettre de la mettre à niveau et de l’intégrer définitivement comme une professionnelle expérimentée.

Quels sont vos critères de validation du candidat ?

Nous commençons par former notre nouveau talent sur nos métiers avec des tâches simples et des études. Nous ne la laissons pas toute seule et elle est parrainée par plusieurs de nos collaborateurs confirmés qui notent si elle pose les bonnes questions et n’est pas effrayée par les enjeux de sa fonction.

C’est une personne courageuse qui a un long trajet entre notre usine et son logement et qui donne l’impression de s’épanouir.

Les équipes font part de leur satisfaction et elle semble faire l’unanimité autour d’elle pour l’instant. L’important est de faciliter son intégration sous peine de la décourager et de lui faire rencontrer des premiers prospects.

Je crois qu’après ses quatre mois, notre nouvelle collaboratrice commencera à être autonome. Nos métiers sont très spécialisés et complexes à la fois. Pareil pour les responsables de machines qui doivent être formés avant d’être opérationnels.

Quelle solution permettrait d’améliorer les chances de trouver les bons profils ?

Il s’agissait pour nous de recruter un commercial de haut niveau qui sera appelé à devenir un cadre. Nous avions bien défini notre besoin et l’équipe Pôle emploi dédiée au dispositif nous a proposé trois profils dont celui de la personne qui correspondait à nos attentes.

Parmi les difficultés auxquelles nous sommes confrontés se trouvent généralement le manque de mobilité des candidats et les trop faibles réservoirs en ressources humaines des zones où se trouvent nos usines.

L’idéal est de bénéficier d’un « réservoir de candidats » suffisamment grand pour trouver les personnes qui collent aux emplois qualifiés que nous proposons.

Un Pôle emploi de notre région à vocation plutôt agricole aura du mal à trouver quelqu’un dans le marketing et inversement. C’est pour cela qu’il faudrait que la base des profils soit nationale et puisse à termes être consultée par des équipes 1000emplois/1000entreprises dans chaque région. Un tel dispositif généralisé permettrait aux entreprises comme aux candidats de se trouver en dehors de toute considération géographique. Nous démontrons bien que les entreprises cherchent des talents, et que ces derniers existent mais qu’ils ne peuvent se présenter aux entrepreneurs par manque de communication globale.

Le Groupe Maury Imprimeur est adhérent à l’Observatoire COM MEDIA
http://www.maury-imprimeur.fr/

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